Cette semaine, nous vous proposons de venir à la rencontre de l’un de nos apprenants, Isaïe D’este Dit Pelelo. Après avoir effectué la préparation aux métiers du digital, il s’est lancé dans la formation chef de projet e-commerce pour acquérir les compétences nécessaires à son projet entrepreneurial. Posons un regard sur celui qui se définit allègrement comme “le fou du roi”…

Hello Isaïe, pourrais-tu te présenter ? Qui es tu ?

Yo ! Moi, c’est Isaïe. J’ai 31 ans et j’ai le plaisir d’être en cours de création d’entreprise (pour de vrai, pas genre “Netflix and chill”), tout en restant ouvert aux opportunités de collaboration. Après tout, il faut bien payer les factures !

D’ailleurs, pour que vous me connaissiez un peu mieux, je voudrais parler de ma dernière soirée pyjama. J’avais apporté un film de 1975, “Vol au-dessus d’un nid de coucou”… C’est une adaptation du roman éponyme de Ken Kesey paru en 1962. Mes amis l’ont adoré ! Bien que le personnage principal soit parfois grossier et dérangeant, un “monsieur sans filtres”, j’en ai retenu de belles leçons de vie. Il ne faut pas interpréter ou juger trop vite autrui. Ce film m’aura éclairé sur le surdosage en milieu psychiatrique grâce au message impactant et fort en valeur qu’il véhicule. Je vous le recommande chaudement ! Je suis un homme qui apprécie les belles valeurs et c’est le type de message qui me touche profondément.

Tu es un entrepreneur en devenir. Peux-tu nous citer des projets qui t’inspirent ?

Si je devais parler d’un autre projet que le mien, je vous parlerais du Manta, un bateau-usine géant qui a pour mission de collecter, traiter et valoriser les macro déchets plastiques en grande quantité, déversés dans les océans. Il peut ramasser et traiter jusqu’à 3 tonnes de déchets par heure !

J’aime vraiment cette génération novatrice de conquête spatiale, mais n’oublions pas nos océans qui sont énormément pollués par nos industries. Pour les amoureux d’innovation écologique, ce bateau est de toute beauté !

Je pourrais également vous parler du projet des Cuisiniers Solidaires, auquel j’ai eu l’opportunité de contribuer en proposant des idées ainsi que des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire, lors du Grand Hackathon Campus organisé par Big Bloom et Le French Impact en mars dernier. Ça a été un événement très enrichissant auquel l’école m’a proposé de participer. Durant quatre jours, nous avons dû concevoir en groupe des solutions liées à la thématique zéro carbone, afin de répondre aux problèmes stratégiques rencontrés par les bénéficiaires du hackathon, dans mon cas, les Cuisiniers Solidaires. J’ai apprécié l’élan de solidarité lié à ce projet et la proximité avec les gens, d’autant plus dans ce contexte difficile de crise sanitaire.

Comment les formations "préparation aux métiers du digital" et "chef de projet e-commerce" s'inscrivent dans ton projet professionnel ?

Ces formations marquent clairement un tournant majeur dans mon projet professionnel. D’emblée, il faut bien comprendre qu’elles sont tout à fait complémentaires. Il est nécessaire, d’après moi, de suivre les deux pour une meilleure approche du e-commerce. Ces formations m’ont apporté une vision plus étendue et progressive de l’écosystème e-commerce et du numérique, ainsi qu’un suivi adapté, car le secteur du numérique est tellement vaste ! J’ai un parcours commercial, mais les méthodes de la vente physique ne sont pas les mêmes que celles de la vente en ligne, et je devais m’actualiser afin d’être en capacité de mener mon projet entrepreneurial à bien. 

La formation de préparation au métiers du digital permet de découvrir ou d’approfondir les fondamentaux du e-commerce, de se familiariser avec les outils de travail numériques qui nous sont indispensables aujourd’hui – il y a peu, j’en étais encore au minitel !. Elle aide aussi à mieux comprendre les codes propres au numérique et à déchiffrer les tendances, grâce au réseau professionnel qu’on nous apprend à maîtriser. 

Je mets un point d’honneur à souligner l’importance des soft skills, ou “savoir être”, qui sont proposés durant les deux formations. Ils nous accompagnent vers l’inclusion professionnelle et facilitent la transition vers un nouveau secteur d’activité, en passant notamment par un peu d’introspection réaliste et constructive. Nous abordons aussi de nouvelles façons de collaborer grâce à l’intelligence émotionnelle. Nous sommes bien préparés au syndrome de l’imposteur, qui colle bien souvent à l’étiquette des personnes dans un contexte d’égalité des chances (une impression de sur-classement).

Quel est ton parcours scolaire ?

J’ai eu un parcours scolaire semé d’embûches. J’étais un élève difficile et à l’âge de 13 ans, je suis sorti du système scolaire standard pour intégrer la MFR (Maison Familiale Rurale), une école qui alterne les cours et des stages en entreprise en attendant d’avoir l’âge pour commencer mon apprentissage dans le secteur du bâtiment. J’ai pu y rencontrer de nombreux profils différents. Mine de rien, ça m’a préparé à la typologie du client. Les personnes se ressemblent plus dans les grandes lignes qu’on ne le pense.

Une fois mon CAP obtenu, j’ai enchaîné des boulots alimentaires. J’ai été autonome très tôt. A 18 ans, je vivais seul et je me suis finalement dirigé vers un tout autre secteur, le commerce, que je n’ai plus quitté depuis ce jour.

Quel est ton parcours professionnel ? Qu'est-ce qu'il t'a apporté ?

Au cours d’un CDD à Castorama, je devais faire de la mise en rayon et du facing, c’est-à-dire aligner proprement des produits dans un rayon. Ce jour-là, aucun vendeur n’était disponible pour répondre aux questions des clients. Un client m’a abordé pour me poser des questions sur une cabine de douche, et ne connaissant pas le produit, je me suis mis à la lui vendre en utilisant la description. J’ai conclu la vente. Mon responsable m’a alors demandé si je me sentais capable de faire de la vente. Je n’avais aucune expérience mais j’ai joué le jeu, puis, dans la même journée, j’ai pris du plaisir dans ce que je faisais et le résultat était là. J’avais réussi à atteindre l’objectif du chiffre de mon rayon. On a ensuite changé mon contrat de magasinier à vendeur… Cela fait 15 ans, et, aujourd’hui encore, je suis dans le commerce. Même si le e-commerce a ses propres caractéristiques, les techniques de vente et les méthodes de fidélisation, la prospection, l’étude du marché et la concurrence sont en tout point similaires .

Mon expérience professionnelle me permet de pallier mes lacunes scolaires avec une vision très juste du commerce dans sa globalité.

D’ailleurs, le digital est le seul secteur du commerce dans lequel je n’ai pas entendu dire que l’âge d’or était il y a dix ou quinze ans… La bonne nouvelle, c’est que c’est la génération “sans retraite” qui traverse actuellement cet eldorado. Il n’y a plus qu’à !…

« Le digital, c’est l’avenir. L’avenir est dans le numérique, c’est une évidence. On va dans cette direction dans quasiment tous les domaines d’activité. »

Qu'est-ce qui motive ton désir de réorientation professionnelle et tes projets entrepreneuriaux ?

Eh bien, pendant mon expatriation au Canada, une idée de projet à vu le jour. A présent, cela fait un peu plus d’un an que j’y travaille. Durant la phase d’idéation, j’ai pris conscience qu’une réorientation professionnelle serait nécessaire pour mieux comprendre le secteur du digital, mais aussi mieux connaître les différentes méthodes et stratégies pour réussir à développer correctement mon projet. 

J’ai toujours eu une âme d’entrepreneur et c’est maintenant que je me lance !

Que t’a apporté ta formation à Label École au regard de ton projet ?

Franchement, ça paraît cliché ce que je vais dire. Je crois qu’il n’y a pas de mauvais apprenants, que des mauvais enseignants ou des mauvaises méthodes d’enseignement. L’enseignement que j’ai reçu va être applicable et pratique. Il est adapté à tous. Je n’ai pas eu de mal à saisir ce que l’on voulait me transmettre, parce que les enseignants ont une pédagogie et une méthode d’enseignement plus détente que dans les cursus habituels.

Avec la formation chef de projet, j’ai pu m’immerger dans l’univers du numérique. Le bon dosage entre théorie et pratique permet de prendre les bonnes habitudes qui nous seront indispensables en entreprise ou même dans des projets personnels. Je peux utiliser mes acquis de formation pour élaborer une stratégie marketing adaptée à mon projet et évolutive.

Comment te vois-tu dans dix ans ?

J’ai deux possibilités ! J’espère dans dix ans avoir réussi à faire ce que j’envisage et mener à bien mon projet, être un bon chef d’entreprise, et avoir la paix d’esprit et la liberté financière que je désire.

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