Depuis son ouverture, l’antenne de Roubaix ne s’est pas construite en un jour. Entre lancement du projet, arrivée des apprenant·es et structuration de la pédagogie, ces premiers mois ont été marqués par des moments forts, vécus directement par les équipes sur place. Retour sur cette première aventure, à travers le regard de celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
“Le projet prenait vie” : les premiers moments marquants
Avant même l’arrivée des apprenant·es, un moment symbolique a marqué le lancement de l’antenne. Comme le raconte Cléa, responsable de l’antenne :
“Le moment où j’ai eu les clés de notre salle de formation. Le projet prenait vie, c’était du concret.”
Un moment fondateur, rapidement suivi par un autre temps fort : la première rentrée.
“On se souvient toujours de ce moment, et de la première promotion.”
Cette première session a réuni 17 apprenant·es, avec des profils variés de tous horizons professionnels, parfois encore en recherche de leur projet professionnel.
Construire une antenne de zéro
À Roubaix, tout était à construire. Le rôle de Cléa a consisté à développer l’antenne dans son ensemble : créer des partenariats, faire connaître la formation, recruter les apprenant·es et structurer l’équipe.
“Concrètement, je travaille à créer des partenariats avec des acteurs de l’emploi et de l’insertion de la MEL pour mobiliser leur public et avec les entreprises sur leur engagement RSE et mécénat de compétences pour faire intervenir des professionnels pour nos besoins en mentorat ou formateurs.”
Au-delà de des missions, c’est aussi un projet à impact qui l’a motivée :
“Un parcours de formation peut vraiment transformer une vie. Au-delà des compétences, c’est la montée en confiance des apprenants qui donne du sens.”
La team Roubaix – Arthur, Cléa & Johar
Une évolution visible chez les apprenant·es
Dès les premières semaines, les équipes observent une transformation chez les apprenant·es.
Certains arrivent avec des idées encore floues, un projet peu défini. La formation leur permet progressivement de structurer leur réflexion.
“Leur choix va se préciser au fur et à mesure. Ils découvrent leur domaine, et leur posture évolue. Ils gagnent en assurance.”
Cette évolution ne se limite pas aux compétences techniques.
“Ils osent davantage s’exprimer, prennent confiance.”
Une dynamique de groupe qui se crée naturellement
Un autre élément marquant pour l’équipe : la cohésion entre les apprenant·es. Malgré des projets individuels, une vraie dynamique collective s’installe rapidement.
“Ce qui me marque, c’est la bienveillance qui s’installe entre eux. On les voit s’entraider, se soutenir et se booster.”
Les ateliers libres jouent un rôle central dans cette dynamique. Ce sont des temps où les apprenant·es échangent, avancent ensemble et trouvent des solutions collectivement.
Un accompagnement au plus près des besoins
À Roubaix, l’accompagnement est pensé au plus proche des apprenant·es.
Arthur, impliqué dans le suivi pédagogique, décrit ces temps comme essentiels :
“Après chaque passage de formateurs, on accompagne les apprenants sur des journées d’ateliers où ils avancent sur leurs projets. C’est là que le suivi individualisé prend vraiment forme.”
L’objectif est de s’adapter à chaque profil :
“On écoute ce qui a été compris, on réexplique si nécessaire, on conseille, et surtout, on se met à leur place.”
Les examens blancs viennent compléter cet accompagnement, avec l’intervention de professionnels :
“Ils apportent des retours concrets, affinent leur vision et les préparent au titre de Concepteur Designer UI.”
Une pédagogie basée sur l’individualisation
De son côté, Johar, program manager en UI/UX design dans le digital, insiste sur l’importance du suivi individuel.
“J’essaie de faire un maximum de suivi en one to one. Chaque personne a son background, ses compétences.”
Cette approche permet d’adapter la pédagogie :
“C’est important de prendre le temps d’adapter le suivi aux sujets sur lesquels ils ont plus de mal.”
Les ateliers libres permettent justement de faire le lien entre les cours et la pratique :
“Ils permettent de relier les notions vues avec les intervenants.”
L’approche est volontairement différente :
“On a une manière de communiquer moins verticale que d’autres écoles.”
Un message clair aux futur·es apprenant·es
Ce qui compte, ce n’est pas le parcours initial, mais la motivation.
“On recrute à la motivation, pas au CV. Si tu as envie, ça se sentira.”
La formation est exigeante, mais elle est aussi une opportunité :
“Apprends à apprendre par toi-même, sois curieux·se… ton projet n’en sera que plus solide.”
Une première promotion qui marque le début de l’antenne de Roubaix
Cette première promotion marque le début d’une dynamique. À Roubaix, l’antenne continue de se structurer avec d’autres promotions programmées, portée par une équipe engagée et des apprenant·es en pleine évolution. Entre moments fondateurs, accompagnement individualisé et esprit de groupe, ces premiers mois donnent déjà un aperçu de ce qui fait la spécificité de l’antenne. Un lieu où les parcours se construisent… et où les projets prennent forme.